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UPR : le cas Assi

L’Union pour le progrès et le renouveau (UPR) de feu Siradiou Diallo a finalement survécu à l’implosion et à la déchirure comme ne l’avaient pas prévu, tout au long de la crise de......... Lire la suite
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Discours du Premier ministre à l'Assemblée Nationale

Lansana Kouyaté
Le PM Lansana Kouyaté

« (…) Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale,
Messieurs les Présidents des Institutions Républicaines,
Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement,
Mesdames et Messieurs les Représentants du Corps diplomatique et des partenaires au développement,
Honorables députés,
Distingués invités, Mesdames et Messieurs.

Le plaisir que je ressens aujourd’hui en m’adressant à vous, Honorables Représentants du Peuple de Guinée, est à la mesure du profond respect que mon gouvernement accorde à la plus représentative de nos Institutions Républicaines. Je m’adresse à vous au nom du chef de l’Etat le Général Lansana Conté, mais aussi au nom du Gouvernement que j’ai l’honneur de diriger. L’objet de ma présence ici, en ce mois béni de Ramadan, est de vous présenter, après plus de six mois de fonctionnement, la déclaration de Politique Générale du Gouvernement. En fait de politique générale, il s’agit plus précisément du programme de court terme élaboré par le Gouvernement pour répondre à la haute mission que le Chef de l’Etat m’a confiée dans la lettre de mission qu’il m’a adressée en février 2007. Cette lettre de mission a elle même eu pour source, le procès verbal de négociations établi à la suite de la grève générale de l’Inter Centrale, et dont l’Assemblée Nationale en tant que médiateur a été co-signatrice. Mesdames et Messieurs Les événements tragiques de janvier, février 2007 qui ont endeuillé notre peuple en causant de nombreuses pertes en vies humaines et des dégâts matériels importants, ne pouvaient que déboucher sur de profondes mutations. Ce à quoi aspirent entre autres nos citoyennes et citoyens, c'est à une refondation économique culturelle et surtout morale, à travers de nouveaux repères et un nouvel élan, portée de manière plus responsable par des systèmes rénovés de gouvernance économique, politique et sociale, mais aussi promue par un authentique leadership national qui soit à la fois vecteur de sagesse passée et de capacité d'innovation. Evidemment, tout changement, pour être effectif, doit induire sa part de rupture d'avec le passé, mais aussi sa part d'innovation pour embrasser le futur. Jamais donné d'avance, ce futur s'invente et se construit, tout en sachant qu'il y a autant de difficultés à inventer ou à comprendre de nouvelles approches et de nouvelles idées, qu'à échapper au poids des anciens paradigmes. Je suis convaincu que la prégnance des événements vécus cette année poussera toutes les élites de notre pays, dans le cadre de leurs institutions et de leurs structures respectives, au dépassement appelé par nos braves populations. Il y va de la pérennité de notre nation. Comme l’a dit Monsieur le Président de la République dans la lettre qu’il m’a adressée, citation : « Seule une volonté politique de reforme permettra de trouver une réponse adéquate aux problèmes des guinéens » Depuis le 28 mars 2007 ces mutations ont débuté par la mise en place d’un Gouvernement totalement renouvelé qui s’est donné deux mois plus tard à Bel Air un plan d’action d’urgence et de court terme pour répondre rapidement aux questions essentielles qui ont fermenté les convulsions du début d’année. Je tiens à remercier Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, pour avoir fait assurer la représentation de votre institution aux consultations combien importantes de Bel Air et surtout d’en avoir partagé les conclusions. Aujourd’hui ma déclaration portera essentiellement sur ce programme de court terme, sur les orientations qui l’ont inspiré, mais aussi sur les résultats déjà acquis après quatre mois de mise en œuvre. A Bel Air, les questions qui ont été posées étaient, pourquoi tant de frustrations se sont-elles accumulées au sein de la population ? Pourquoi sa réaction a t-elle été si vive ? Quels mécanismes pourraient nous permettre de répondre aux profondes aspirations d’un peuple qui, généralement si endurant et si patient, en est arrivé à exprimer de façon si brutale sa volonté de rupture ? Tel est le questionnement majeur qui a constitué la trame du séminaire de travail du Gouvernement à Bel Air. Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale, Honorables Députés Mesdames et Messieurs A l’issue de ce séminaire de quatre jours, la politique générale du Gouvernement a été définie et articulée autour de cinq axes principaux dont la mise en oeuvre répond à l’atteinte des huit objectifs que j’ai décliné lors de mon allocution du 28 mars dernier. L’objectif principal visé est de lancer pour les trois prochaines années les bases du développement socioéconomique de la Guinée. Cette politique générale s’est traduite dans un plan d’action sectoriel à court terme et dans un programme minimum d’urgence de douze mois. Ce programme d’urgence a été élaboré sur la base des directives contenues dans ma lettre de mission et de l’ensemble des préoccupations relatées dans l’accord tripartite du 27 janvier 2007. Il a l’avantage d’être aligné non seulement sur les objectifs du Document de Réduction de la Pauvreté actualisé, mais aussi il s’inscrit dans la perspective des Objectifs du Millénaire pour le Développement à l’horizon 2015. De toute évidence, nous sommes conscients que les problèmes structurels qui minent le développement du pays ne pourront être définitivement résolus à travers ce programme d’actions prioritaires de 12 mois. Cependant, il permettra de jeter les bases de la relance du processus de développement du pays, grâce à l’instauration d’une gestion macroéconomique saine, la remise à niveau des services publics de base, la préparation d’un vaste programme de réforme de la fonction publique et la normalisation des relations avec les partenaires au développement. Dans mon discours d’introduction du Gouvernement de consensus au peuple de Guinée le 28 mars 2007, j’ai énoncé les objectifs majeurs autour desquels le programme d’actions prioritaires devrait être structuré. Ce sont : Premièrement, la consolidation de l’unité nationale et la préservation de la paix dans notre pays Deuxièmement, la promotion d’une justice indépendante, gage de l’Etat de droit Troisièmement, le plein emploi de la jeunesse Quatrièmement, la restauration de l’autorité de l’Etat Cinquièmement, le rétablissement des équilibres macroéconomiques en vue de renouer avec nos partenaires au développement Sixièmement, la mobilisation des ressources nécessaires au développement des infrastructures et la fourniture des services sociaux de base: eau, électricité, santé, transports Septièmement, la promotion du dialogue politique et social, ainsi que l’application des accords avec les partis politiques en vue du déroulement correct et transparent du processus électoral Huitièmement enfin, la promotion de la bonne gouvernance

 

Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale, Messieurs les Présidents des Institutions Républicaines, Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement, Mesdames et Messieurs les Représentants du Corps diplomatique et des partenaires au développement, Honorables députés, Distingués invités, Mesdames et Messieurs. Le plaisir que je ressens aujourd’hui en m’adressant à vous, Honorables Représentants du Peuple de Guinée, est à la mesure du profond respect que mon gouvernement accorde à la plus représentative de nos Institutions Républicaines. Je m’adresse à vous au nom du chef de l’Etat le Général Lansana Conté, mais aussi au nom du Gouvernement que j’ai l’honneur de diriger. L’objet de ma présence ici, en ce mois béni de Ramadan, est de vous présenter, après plus de six mois de fonctionnement, la déclaration de Politique Générale du Gouvernement. En fait de politique générale, il s’agit plus précisément du programme de court terme élaboré par le Gouvernement pour répondre à la haute mission que le Chef de l’Etat m’a confiée dans la lettre de mission qu’il m’a adressée en février 2007. Cette lettre de mission a elle même eu pour source, le procès verbal de négociations établi à la suite de la grève générale de l’Inter Centrale, et dont l’Assemblée Nationale en tant que médiateur a été co-signatrice. Mesdames et Messieurs Les événements tragiques de janvier, février 2007 qui ont endeuillé notre peuple en causant de nombreuses pertes en vies humaines et des dégâts matériels importants, ne pouvaient que déboucher sur de profondes mutations. Ce à quoi aspirent entre autres nos citoyennes et citoyens, c'est à une refondation économique culturelle et surtout morale, à travers de nouveaux repères et un nouvel élan, portée de manière plus responsable par des systèmes rénovés de gouvernance économique, politique et sociale, mais aussi promue par un authentique leadership national qui soit à la fois vecteur de sagesse passée et de capacité d'innovation. Evidemment, tout changement, pour être effectif, doit induire sa part de rupture d'avec le passé, mais aussi sa part d'innovation pour embrasser le futur. Jamais donné d'avance, ce futur s'invente et se construit, tout en sachant qu'il y a autant de difficultés à inventer ou à comprendre de nouvelles approches et de nouvelles idées, qu'à échapper au poids des anciens paradigmes. Je suis convaincu que la prégnance des événements vécus cette année poussera toutes les élites de notre pays, dans le cadre de leurs institutions et de leurs structures respectives, au dépassement appelé par nos braves populations. Il y va de la pérennité de notre nation. Comme l’a dit Monsieur le Président de la République dans la lettre qu’il m’a adressée, citation : « Seule une volonté politique de reforme permettra de trouver une réponse adéquate aux problèmes des guinéens » Depuis le 28 mars 2007 ces mutations ont débuté par la mise en place d’un Gouvernement totalement renouvelé qui s’est donné deux mois plus tard à Bel Air un plan d’action d’urgence et de court terme pour répondre rapidement aux questions essentielles qui ont fermenté les convulsions du début d’année. Je tiens à remercier Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, pour avoir fait assurer la représentation de votre institution aux consultations combien importantes de Bel Air et surtout d’en avoir partagé les conclusions. Aujourd’hui ma déclaration portera essentiellement sur ce programme de court terme, sur les orientations qui l’ont inspiré, mais aussi sur les résultats déjà acquis après quatre mois de mise en œuvre. A Bel Air, les questions qui ont été posées étaient, pourquoi tant de frustrations se sont-elles accumulées au sein de la population ? Pourquoi sa réaction a t-elle été si vive ? Quels mécanismes pourraient nous permettre de répondre aux profondes aspirations d’un peuple qui, généralement si endurant et si patient, en est arrivé à exprimer de façon si brutale sa volonté de rupture ? Tel est le questionnement majeur qui a constitué la trame du séminaire de travail du Gouvernement à Bel Air. Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale, Honorables Députés Mesdames et Messieurs A l’issue de ce séminaire de quatre jours, la politique générale du Gouvernement a été définie et articulée autour de cinq axes principaux dont la mise en oeuvre répond à l’atteinte des huit objectifs que j’ai décliné lors de mon allocution du 28 mars dernier. L’objectif principal visé est de lancer pour les trois prochaines années les bases du développement socioéconomique de la Guinée. Cette politique générale s’est traduite dans un plan d’action sectoriel à court terme et dans un programme minimum d’urgence de douze mois. Ce programme d’urgence a été élaboré sur la base des directives contenues dans ma lettre de mission et de l’ensemble des préoccupations relatées dans l’accord tripartite du 27 janvier 2007. Il a l’avantage d’être aligné non seulement sur les objectifs du Document de Réduction de la Pauvreté actualisé, mais aussi il s’inscrit dans la perspective des Objectifs du Millénaire pour le Développement à l’horizon 2015. De toute évidence, nous sommes conscients que les problèmes structurels qui minent le développement du pays ne pourront être définitivement résolus à travers ce programme d’actions prioritaires de 12 mois. Cependant, il permettra de jeter les bases de la relance du processus de développement du pays, grâce à l’instauration d’une gestion macroéconomique saine, la remise à niveau des services publics de base, la préparation d’un vaste programme de réforme de la fonction publique et la normalisation des relations avec les partenaires au développement. Dans mon discours d’introduction du Gouvernement de consensus au peuple de Guinée le 28 mars 2007, j’ai énoncé les objectifs majeurs autour desquels le programme d’actions prioritaires devrait être structuré. Ce sont : Premièrement, la consolidation de l’unité nationale et la préservation de la paix dans notre pays Deuxièmement, la promotion d’une justice indépendante, gage de l’Etat de droit Troisièmement, le plein emploi de la jeunesse Quatrièmement, la restauration de l’autorité de l’Etat Cinquièmement, le rétablissement des équilibres macroéconomiques en vue de renouer avec nos partenaires au développement Sixièmement, la mobilisation des ressources nécessaires au développement des infrastructures et la fourniture des services sociaux de base: eau, électricité, santé, transports Septièmement, la promotion du dialogue politique et social, ainsi que l’application des accords avec les partis politiques en vue du déroulement correct et transparent du processus électoral Huitièmement enfin, la promotion de la bonne gouvernance
Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale, Messieurs les Présidents des Institutions Républicaines, Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement, Mesdames et Messieurs les Représentants du Corps diplomatique et des partenaires au développement, Honorables députés, Distingués invités, Mesdames et Messieurs. Le plaisir que je ressens aujourd’hui en m’adressant à vous, Honorables Représentants du Peuple de Guinée, est à la mesure du profond respect que mon gouvernement accorde à la plus représentative de nos Institutions Républicaines. Je m’adresse à vous au nom du chef de l’Etat le Général Lansana Conté, mais aussi au nom du Gouvernement que j’ai l’honneur de diriger. L’objet de ma présence ici, en ce mois béni de Ramadan, est de vous présenter, après plus de six mois de fonctionnement, la déclaration de Politique Générale du Gouvernement. En fait de politique générale, il s’agit plus précisément du programme de court terme élaboré par le Gouvernement pour répondre à la haute mission que le Chef de l’Etat m’a confiée dans la lettre de mission qu’il m’a adressée en février 2007. Cette lettre de mission a elle même eu pour source, le procès verbal de négociations établi à la suite de la grève générale de l’Inter Centrale, et dont l’Assemblée Nationale en tant que médiateur a été co-signatrice. Mesdames et Messieurs Les événements tragiques de janvier, février 2007 qui ont endeuillé notre peuple en causant de nombreuses pertes en vies humaines et des dégâts matériels importants, ne pouvaient que déboucher sur de profondes mutations. Ce à quoi aspirent entre autres nos citoyennes et citoyens, c'est à une refondation économique culturelle et surtout morale, à travers de nouveaux repères et un nouvel élan, portée de manière plus responsable par des systèmes rénovés de gouvernance économique, politique et sociale, mais aussi promue par un authentique leadership national qui soit à la fois vecteur de sagesse passée et de capacité d'innovation. Evidemment, tout changement, pour être effectif, doit induire sa part de rupture d'avec le passé, mais aussi sa part d'innovation pour embrasser le futur. Jamais donné d'avance, ce futur s'invente et se construit, tout en sachant qu'il y a autant de difficultés à inventer ou à comprendre de nouvelles approches et de nouvelles idées, qu'à échapper au poids des anciens paradigmes. Je suis convaincu que la prégnance des événements vécus cette année poussera toutes les élites de notre pays, dans le cadre de leurs institutions et de leurs structures respectives, au dépassement appelé par nos braves populations. Il y va de la pérennité de notre nation. Comme l’a dit Monsieur le Président de la République dans la lettre qu’il m’a adressée, citation : « Seule une volonté politique de reforme permettra de trouver une réponse adéquate aux problèmes des guinéens » Depuis le 28 mars 2007 ces mutations ont débuté par la mise en place d’un Gouvernement totalement renouvelé qui s’est donné deux mois plus tard à Bel Air un plan d’action d’urgence et de court terme pour répondre rapidement aux questions essentielles qui ont fermenté les convulsions du début d’année. Je tiens à remercier Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, pour avoir fait assurer la représentation de votre institution aux consultations combien importantes de Bel Air et surtout d’en avoir partagé les conclusions. Aujourd’hui ma déclaration portera essentiellement sur ce programme de court terme, sur les orientations qui l’ont inspiré, mais aussi sur les résultats déjà acquis après quatre mois de mise en œuvre. A Bel Air, les questions qui ont été posées étaient, pourquoi tant de frustrations se sont-elles accumulées au sein de la population ? Pourquoi sa réaction a t-elle été si vive ? Quels mécanismes pourraient nous permettre de répondre aux profondes aspirations d’un peuple qui, généralement si endurant et si patient, en est arrivé à exprimer de façon si brutale sa volonté de rupture ? Tel est le questionnement majeur qui a constitué la trame du séminaire de travail du Gouvernement à Bel Air. Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale, Honorables Députés Mesdames et Messieurs A l’issue de ce séminaire de quatre jours, la politique générale du Gouvernement a été définie et articulée autour de cinq axes principaux dont la mise en oeuvre répond à l’atteinte des huit objectifs que j’ai décliné lors de mon allocution du 28 mars dernier. L’objectif principal visé est de lancer pour les trois prochaines années les bases du développement socioéconomique de la Guinée. Cette politique générale s’est traduite dans un plan d’action sectoriel à court terme et dans un programme minimum d’urgence de douze mois. Ce programme d’urgence a été élaboré sur la base des directives contenues dans ma lettre de mission et de l’ensemble des préoccupations relatées dans l’accord tripartite du 27 janvier 2007. Il a l’avantage d’être aligné non seulement sur les objectifs du Document de Réduction de la Pauvreté actualisé, mais aussi il s’inscrit dans la perspective des Objectifs du Millénaire pour le Développement à l’horizon 2015. De toute évidence, nous sommes conscients que les problèmes structurels qui minent le développement du pays ne pourront être définitivement résolus à travers ce programme d’actions prioritaires de 12 mois. Cependant, il permettra de jeter les bases de la relance du processus de développement du pays, grâce à l’instauration d’une gestion macroéconomique saine, la remise à niveau des services publics de base, la préparation d’un vaste programme de réforme de la fonction publique et la normalisation des relations avec les partenaires au développement. Dans mon discours d’introduction du Gouvernement de consensus au peuple de Guinée le 28 mars 2007, j’ai énoncé les objectifs majeurs autour desquels le programme d’actions prioritaires devrait être structuré. Ce sont : Premièrement, la consolidation de l’unité nationale et la préservation de la paix dans notre pays Deuxièmement, la promotion d’une justice indépendante, gage de l’Etat de droit Troisièmement, le plein emploi de la jeunesse Quatrièmement, la restauration de l’autorité de l’Etat Cinquièmement, le rétablissement des équilibres macroéconomiques en vue de renouer avec nos partenaires au développement Sixièmement, la mobilisation des ressources nécessaires au développement des infrastructures et la fourniture des services sociaux de base: eau, électricité, santé, transports Septièmement, la promotion du dialogue politique et social, ainsi que l’application des accords avec les partis politiques en vue du déroulement correct et transparent du processus électoral Huitièmement enfin, la promotion de la bonne gouvernance Les actions prioritaires retenues dans le programme d’urgence sont au nombre de 75 avec un coût total s’élevant à 123 millions de Dollars US dont 45 sont couvertes par le budget 2007. Pour boucler le financement, le Gouvernement, avec l’appui de la Banque mondiale a organisé les 24 et 25 juillet 2007 à Paris, le forum des bailleurs. Ce forum a été un succès réel, car les promesses de financement pour un montant de 94 millions de Dollars US ont largement dépassé le gap de 78 millions de dollars US. Sans attendre la tenue de la session budgétaire au titre de l'exercice 2007, et profitant à cet égard de l'autorisation de l'Assemblée Nationale de recourir à la règle du douzième provisoire, le gouvernement a commencé à poser les premiers jalons de la mise en chantier de ce plan d'action dès le mois d'avril 2007. Malgré le contexte particulièrement difficile un budget a néanmoins été préparé par le Gouvernement au deuxième semestre 2007, puis adopté par l’Assemblée Nationale. Aussi, suis-je heureux aujourd’hui de pouvoir partager avec les Honorables Députés le bilan partiel des réalisations faites par le Gouvernement entre avril et septembre 2007, tout en projetant les perspectives d'avenir. De la consolidation de l'Unité nationale et la préservation de la paix dans notre pays Persuadé que le défaut de communication est à l'origine de la majorité des tensions et des conflits, le gouvernement a retenu la stratégie de la sensibilisation, de la concertation et du dialogue citoyen pour la consolidation de l'unité nationale et de la paix dans notre pays. A cet égard le Ministère de l'intérieur et de la Sécurité a conduit des missions dans les communes de Conakry, Boké, télémélé, Dubréka et Gueckédou. Des rencontres ont été organisées au niveau ministériel, à Nongoa, autour du différend frontalier guinéo – sierra léonais, et à Sélengué, autour de revendications d'une bande de terre controversées entre la Guinée et le Mali. Il est clair qu’une réconciliation nationale doit reposer sur une approche, une pédagogie, une structure mais aussi des moyens pouvant permettre la conjugaison de ce qui paraît contrasté, c’est à dire l’émergence de la vérité, l’apaisement des cœurs, véritable socle de toute réconciliation authentique. La réflexion sur cette démarche, cette architecture connaît déjà un début au sein du Gouvernement qui en élargira le cercle début 2008 pour embrasser toutes les composantes de notre société. D’autres actions très importantes ont été réalisées par d’autres départements ministériels au titre des objectifs ci-dessous. De la promotion d'une justice indépendante, gage de l'Etat de droit Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale, Honorables Députés Mesdames et Messieurs S’agissant de la promotion d’une Justice indépendante, gage de l’Etat de droit, vous conviendrez avec moi que le renforcement de l’Etat de droit que nous ambitionnons tous, passe nécessairement par la promotion de la justice et la lutte contre la corruption. Celles-ci, figurant déjà parmi les priorités du nouveau Gouvernement devront s’articuler autour des enjeux, des objectifs et de la stratégie de mise en œuvre du programme de réforme de ce secteur. En Guinée, le phénomène de la corruption affecte aujourd’hui toutes les structures publiques y compris celles qui incarnent, les fonctions régaliennes de l’Etat. C’est ainsi qu’il a occasionné une baisse considérable des investissements et de la confiance des populations envers les pouvoirs publics, ainsi qu’une recrudescence de la criminalité et de la pauvreté. La réforme de la Justice et la lutte contre la corruption apparaissent, dès lors, comme une nécessité incontournable pour éviter le règne de l'arbitraire et la déliquescence de l'Etat. C’est seulement à ce prix que la Justice recouvrera véritablement sa place de troisième pouvoir, à la fois indépendant, impartial et diligent, gage de l’Etat de droit et condition « sine qua non » d’un développement harmonieux et durable du pays. Le peuple de Guinée ne retrouvera confiance dans son système judiciaire que dans la mesure où cette Justice sera plus proche du justiciable et qu’elle pourra concilier les impératifs parfois contradictoires, d’une part, entre les intérêts de la société et ceux de l'individu et, d’autre part, entre le formalisme des procédures et la garantie à tous et à chacun d'un égal accès à la Justice et d’un procès juste, équitable et rendu dans un délai compatible avec les délais légaux. Il reste entendu que cette confiance est le gage de la consolidation des acquis démocratiques dans un contexte social respectueux des lois et des institutions. D’ores et déjà, au titre des actions prioritaires, il a été notamment créé la Commission Nationale d’Enquête Indépendante pour faire la lumière sur les évènements de juin 2006, ainsi que ceux de janvier et février
2007. Les membres de ladite commission ont également été désignés récemment. L’opérationnalisation de cette commission est en cours de préparation. Très récemment certains hauts magistrats et officiers supérieurs de police ont été suspendus pour fautes professionnelles graves répétées. Le Conseil Supérieur de la Magistrature sera saisi pour le cas précis des magistrats dans les plus brefs délais. Ces faits sont plutôt rarissimes dans notre pays. Le Gouvernement est conscient de ce que la Guinée ne saurait, dans le concert des nations, évoluer en vase clos dans un environnement économique caractérisé par le jeu de la libre concurrence, l'intégration sous- régionale et le défi de la mondialisation en ce début du 3ème millénaire. C’est ainsi qu’il vient de payer les cotisations de notre pays au budget de l’OHADA ; ce qui ouvre désormais la voie à notre participation effective aux différentes instances de cette organisation. Du plein emploi de la jeunesse Depuis l'aube de la révolution industrielle, les questions de l'emploi continuent à défier, par leur extrême complexité, les gouvernements, les sociétés civiles et les grandes organisations internationales. Mais il est bien clair qu'aucun pays ne peut prétendre à une qualité de vie acceptable, à une stabilité socio politique pérenne, si le sous-emploi et le chômage ne sont pas maîtrisés dans des proportions optimales C'est donc conscient de la nécessité urgente d'agir, que le 28 Mars, j'ai affirmé avec force mon engagement à promouvoir avec la plus grande détermination, tout au long de mon mandat, la résolution des problématiques du sous-emploi et du chômage. C'est ainsi que le gouvernement s'est assigné l'obligation de résultats sur l’emploi des jeunes. Tous les départements ministériels ont été sollicités, certains plus que d'autres bien sûr, à croiser leurs efforts sur des objectifs opérationnels précis de création d'opportunités d'emploi pour les jeunes. A cet égard, le Ministère de l'Emploi et de la Fonction Publique a créé une véritable dynamique de concertation sur les problèmes complexes de l'emploi, en y associant l'ensemble des acteurs. Ce département a déjà organisé et publié les résultats de plusieurs concours de recrutement dans la perspective de l'engagement de 12 000 jeunes dans les effectifs de l'administration publique dès l'exercice 2008. En coopération avec le PNUD, ce ministère finalisera très prochainement un programme stratégique d'appui à l'emploi des jeunes, programme dont la mise en œuvre permettra de s'attaquer véritablement aux causes structurelles du sous-emploi et du chômage et, ainsi, ouvrir pour le moyen terme, la voie à des initiatives et des solutions tout aussi structurelles dans ce domaine. Ce département consacrera 26% de son budget global 2008 à amplifier les concours de recrutement, à la construction de l'ENA et à la modernisation de son fonctionnement, le tout s'inscrivant dans l'amélioration des chances d'offrir un premier emploi aux nouveaux postulants et d'améliorer la qualification et les revenus des travailleurs. Mais pour faire face aux réalités structurelles de l'emploi des jeunes, le gouvernement a initié une autre stratégie novatrice, celle qui consiste à transformer les chercheurs d'emploi en créateurs d'emplois et en générateurs de revenus pour les jeunes. Sous la supervision spécifique du Ministère de la Jeunesse, un comité interministériel assisté par le PNUD est sur le point d'achever un Programme d'Appui à l'Emploi des jeunes. Les textes organiques de l'Agence de promotion de l'emploi des jeunes, ainsi que ceux relatifs au précieux Fonds National de l'Emploi des jeunes sont d'ores et déjà tous disponibles. Comme vous le savez, ce Fonds a déjà enregistré des dons. C'est l'occasion pour moi de remercier, au nom de la jeunesse et du peuple de guinée tout entier, Son Excellence Monsieur le Président de la République et le Grand Guide de la Révolution Libyenne pour leur générosité à l'endroit de la promotion de l'emploi de la jeunesse de notre pays. En effet, il vous souviendra que Le Général Lansana CONTE a accordé un don de 2.500.000000GNF destiné à financer des projets profitant aux jeunes, et que le Guide de la Révolution, le Président Khaddafi a octroyé 500 000USD au compte du Fonds national pour l'emploi des jeunes. Toujours pour sortir des sentiers battus, le Gouvernement explore de nombreuses autres alternatives pour améliorer les offres d'emploi aux jeunes. Ainsi en est-il du programme de formation en cours au profit de 200 jeunes, organisé avec la coopération de l'Organisation internationale pour les migrations, laquelle contribuera au financement des 100 meilleurs plans d'affaires élaborés à la fin des cours. Aussi, le Ministère de la jeunesse a achevé l'étude technique sur la mise en place des 1000 ordinateurs annoncés par le gouvernement seront installés à Conakry et au niveau des 8 capitales régionales, visant la création de 20 cyber parcs qui permettront de promouvoir l'emploi des jeunes dans les technologies numériques. Tous ces efforts sont appuyés par des campagnes nationales de sensibilisation des jeunes et des entreprises publiques et privées, campagnes qui seront systématisées à partir du mois de novembre. Par ailleurs, le gouvernement réserve une place prioritaire à la relance rapide de l'investissement pour promouvoir une industrie minière à forte valeur ajoutée. Aussi, s'attellera-t-il à promouvoir avec tout le professionnalisme nécessaire, le secteur privé qui, sera à terme, le fer de lance de la résorption du sous-emploi et du chômage. Les réformes en perspective du secteur de l'Education Nationale s'inscrivent dans cette même dynamique en privilégiant les formations professionnelles qualifiantes. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Dans le domaine de la culture, malgré la modicité des ressources, le Gouvernement s'atèle à préparer la future participation de la Guinée au festival international, '' dialogue des rythmes '', à relancer des projets de valorisation du patrimoine culturel national, à la promotion du livre et de la lecture, à relocaliser la bibliothèque nationale. Le gouvernement a déjà trouvé le financement nécessaire à la rénovation prochaine du musée national. Sur le plan des infrastructures sportives, le stade Kabiné Kouyaté de Matoto, a été réhabilité et étendu et les travaux de construction du stade de 50.000 places de Nongo ont été lancés avec financement de la République Populaire de Chine. A cet égard, les dispositions appropriées ont été prises pour réserver, dans cette grandiose opération, le maximum d'opportunités d'emplois aux jeunes. Avec l'appui des partenaires, le Gouvernement entamera, dès ce mois d'octobre, la réalisation de plateaux d'animation sportive à Gaoual, Dabola, Tougué et Koubia. Du Domaine de l'Education Pour répondre à la problématique du changement appelé par notre peuple, le Ministère de l'Education nationale et de la Recherche scientifique a introduit, sinon de grands projets de réforme, du moins, des améliorations considérables dans les programmes d'études et de formation. Une priorité a été accordée à la restauration d'un minimum de qualité de management du système, notamment par la crédibilisation des examens nationaux, la restauration de l'autorité de l'enseignant, le renforcement de la formation professionnelle post-primaire, le recours systématique à la concertation pour la gestion des crises, la restauration du baccalauréat unique, l'amélioration des conditions de vie et de travail des étudiants, enseignants et chercheurs, et surtout la finalisation des textes d'application du décret portant statut particulier de l'Education. Au plan des infrastructures scolaires, 600 salles de classe ont été réalisées au primaire, les Ecoles Normales des Instituteurs (ENI) ont été rénovées ou construites là où elles font défaut, sept bibliothèques de proximité sont en cours de rénovation dans les Instituts d’Enseignement Supérieur (IES), les préalables à l'implantation définitive du régime Licence-Master-Doctorat (LMD) sont achevés. 20 centres d'encadrement communautaire ont été aménagés tandis que 10 nouveaux centres sont en cours d'aménagement. La formation professionnelle de la 6ème cohorte des ENI a concerné 1719 élèves-maîtres. De multiples innovations ont été introduites au niveau curriculaire, formation des enseignants, alphabétisation des adultes, culminant par l'élaboration et la négociation de la phase II de l'Education Pour Tous (EPT) pour la période 2007 - 2012. Une offensive efficace est en cours pour arriver à une intégration et à une harmonisation du système éducatif national aux plans sous-régional, africain et international. Avec la tenue des Etats Généraux de l'Education en 2008, une nouvelle impulsion sera donnée à la dynamique actuelle de changement, sur la base des diagnostics et des stratégies novatrices qui en résulteront. Je sais que la question des infrastructures scolaires se pose avec acuité. L’évolution de la population scolaire n’a pas été proportionnelle au développement de l’infrastructure, ni à une bonne conception de la politique de maintenance. Le Gouvernement, suite aux visites de terrain effectuées à la fois par le ministre de l’éducation nationale et le gouverneur de Conakry fera tout pour assurer à nos écoles un plan d’investissement et surtout de maintenance. De la restauration de l'autorité de l'Etat Mesdames et Messieurs, Au sortir de l'épreuve des événements de janvier – février, l'ensemble de l'édifice des institutions nationales était en déliquescence avancée et appelait des mesures urgentes de redéfinition, de recadrage et de mutation profonde pour s'inscrire dans la dimension de nouveaux défis de bonne gouvernance. Le changement à entreprendre à cet égard devait donc impérativement être axé sur la rénovation et la modernisation du système administratif national, c'est-à-dire sur les structures, les procédures et les articulations fonctionnelles, sur la reconstruction et l'équipement des édifices publics. Cette démarche ne peut évidemment délivrer les résultats escomptés que si les ressources humaines chargées de la mise en œuvre sont gérées sur la base de nouvelles politiques, bâties autour des principes de qualité, de justice et d'équité, de mérite et d'égalité des chances pour tous, C'est ainsi que, la toute première réponse au pressant besoin de restauration de l'autorité de l'Etat, a été donnée à travers la restructuration du gouvernement. La publication prochaine de la restructuration interne des Ministères permettra d'achever les réformes entreprises à ce niveau. En attendant, le Gouvernement a consacré de nombreuses activités à la restauration de l'autorité de l'Etat, avec des résultats d'étape qui sont à poursuivre et à consolider. Le Ministère de l'Intérieur et de la Sécurité, pour sa part, a conduit avec succès les opérations de désignation des Gouverneurs de Régions, des préfets, dont 4 femmes préfets et une au poste de gouverneur. Dans la même lancée, le département a procédé à la nomination des Directeurs centraux de police, des Chefs de sûreté et des commissaires de police. Parallèlement, le renforcement des capacités humaines et matérielles du ministère s'est poursuivi, en même temps que la lutte contre la prolifération de la drogue et du grand banditisme. Plus d'une centaine de bandits évadés, de coupeurs de routes et de voleurs à mains armées ont été mis aux arrêts, améliorant du coup la quiétude de la vie des citoyens. Les réseaux dits ''sud-américains'' et ''nigériens'' de trafic de drogue ont été démantelés, avec des saisies record de cocaïne et de cannabis. Les dispositifs de maintien d'ordre et de lutte contre la criminalité ont été tous revus, corrigés et déconcentrés au niveau régional pour en accroître l'efficacité et l'effectivité. Le point d'orgue de la politique de restauration de l'autorité reste la reconstruction et la remise en état de fonctionnement des édifices publics détruits au cours des événements de début d'année. Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale, Honorables Députés Mesdames et Messieurs La qualité des relations extérieures de notre pays est aussi un indicateur fondamental de sa notoriété, de sa respectabilité et de sa crédibilité. Dans ce domaine le gouvernement a accordé une grande attention au règlement d'arriérés de contribution dans certaines organisations régionales et internationales, améliorant d'autant l'image de notre pays tout en lui redonnant accès à des privilèges et des financements dont il était privé. Parallèlement, le gouvernement, mesurant les inconvénients découlant de la pratique de la chaise vide dans les relations internationales, s'est imposé la contraignante règle de marquer la présence de notre pays sur les scènes de la politique et de la coopération sous-régionale, régionale, africaine et internationale. Le nouvel intérêt accordé par le Gouvernement aux guinéens de l'Etranger s'est révélé être un choix stratégique décisif. En effet, en plus de se réconcilier davantage à la mère patrie, notre communauté résidant à l'étranger apporte des soutiens multiformes et insoupçonnables au développement matériel et moral de notre pays. Mesdames et Messieurs, notre diplomatie s'est aussi particulièrement illustrée dans la construction et le renforcement des partenariats indispensables à notre développement, en veillant tout particulièrement à catalyser les efforts de financement extérieurs. A cet égard, les six derniers mois ont été plus que fructueux. Sur le plan bilatéral, les pays amis ont apporté sous forme de dons financiers ou matériels, sous forme de prêts, sous forme d'annulation ou de réduction de la dette, une aide particulièrement précieuse qui a permis à notre pays de faire face à la fois aux urgences et de conforter l'équilibre global de sa trésorerie. Vous me permettrez ici d'adresser, au nom de Monsieur le Président de la République, et au nom du peuple de Guinée tout entier, les sentiments déférents de gratitude et les remerciement du gouvernement à tous ces pays frères et amis pour leur généreuse contribution. Sur le plan multilatéral, la qualité des relations avec l'Union Européenne et le Système des Nations Unies s'est nettement améliorée, augurant des perspectives optimistes pour l'avenir. Ces deux partenaires traditionnels au développement de la Guinée se sont particulièrement illustrés par la densité et la variété de leur assistance. A titre d'exemple, je tiens à citer l'engagement du 9ème FED pour un montant de 117 millions d'euros, l'examen en cours d'une requête de financement de 8 millions d'euros destinés à appuyer le programme d'urgence du gouvernement, la signature de diverses conventions de prêts, notamment celle liée à la réhabilitation de la route Kissidougou-sérédou. Pour le quinquennat 2007 – 2011, les plans d'actions déjà ficelés prévoient des contributions significatives pour le développement de notre pays de la part du PNUD, de l'UNICEF, du PAM, de l'UNFPA, pour un total de plus de 100 millions de dollars US. Bien évidemment, la Défense nationale reste le secteur traditionnel d'affirmation de la souveraineté de notre Pays et de l'autorité de l'Etat. Conçu à l'aune de la politique étrangère et des contingences géostratégiques, mais aussi nourri par ses propres états généraux qui viennent de se tenir, notre système national de défense poursuit sa modernisation et sa rénovation. Le Gouvernement a procédé au réajustement des indices qui a permis la réévaluation des salaires et des pensions. Du rétablissement des équilibres macroéconomique en vue de renouer avec nos partenaires au développement Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale, Honorables Députés Mesdames et Messieurs Comme vous le savez, le pays connaît depuis 2002, un contexte économique particulièrement fragile, marqué par des résultats économiques médiocres : taux de croissance annuel moyen de l’ordre de 2,3% alors que celui de la population est de 3,1%, le taux d’inflation annuel atteignant 40% en 2006, des réserves de change complètement épuisées, une incapacité de l’Etat à honorer le service de la dette dont l’encours avoisinerait le niveau du PIB nominal. Une telle évolution est le résultat des dérapages constants dans la gestion économique et financière, dérapages favorisés en partie par un contexte d’instabilité sous régionale, et surtout par des problèmes de gouvernance que connaît le pays depuis le début de la décennie, la mauvaise gestion des ressources publiques et la corruption généralisée. Depuis plus de trois ans, notre pays, sous l’effet conjugué de ces différents facteurs, fait face à un ralentissement de la croissance qui s’est traduit par une accentuation de la pauvreté. En effet, l’effectif de la population en dessous du seuil de pauvreté a atteint 53% en 2005 contre 49 % en 2002. En outre, l’Etat s’est trouvé dans l’incapacité de fournir à la population de façon régulière et continue, les services publics de base tels que l’eau potable, l’électricité et les transports publics toutes choses compromettant les chances de réalisation des objectifs du Millénaire pour le Développement Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale, Honorables Représentants du Peuple Mesdames et Messieurs Pour améliorer la situation macroéconomique du pays, les premières actions du Gouvernement depuis avril 2007, ont porté sur la mise en place d’un budget de rigueur avec la fixation d’objectifs ambitieux de recettes assignées aux régies d’Impôts, de la Douane et du Trésor; la restauration de la discipline budgétaire; la réduction des dépenses ; l’interdiction de nouvelles exonérations fiscales; l’arrêt des dépenses extrabudgétaires; l’exécution du budget 2007 sur la base caisse avec la mise en place d’un plan de trésorerie mensuel; la création d’un Comité de Trésorerie présidé par le Premier ministre, Chef du Gouvernement, la mise en place d’une Cellule technique d’appui au Comité de trésorerie pour le suivi et l’analyse hebdomadaire du Plan de trésorerie; la suppression des débits d’office opérés par la Banque centrale sur les comptes publics et le gel de ses créances sur l’Etat; l’obligation faite à chaque acheteur public de déposer auprès du ministre chargé des finances, son plan de passation de marchés et le respect strict du principe de l’unicité de trésorerie. L’effet bénéfique de ces mesures est la résorption du déficit budgétaire de l’année en cours d’environ 800 milliards de GNF et un accroissement sensible de la pression fiscale qui se chiffre autour de 9%, ce qui est largement inférieur aux critères de convergence macroéconomique de la CEDEAO. En outre, l’usage d’une politique monétaire restrictive par la BCRG consécutive à la discipline budgétaire de l’Etat, a fait un écho favorable auprès des opérateurs économiques. Les opérations d’assainissement fiduciaires annoncées en juin dernier ont permis la reprise des versements espèces aux guichets des banques, mettant ainsi fin à la rétention abusive des liquidités par des agents économiques non financiers. Au vu de ces mesures de sauvegarde et des effets positifs qu’elles ont engendré sur le cadre macroéconomique, une mission conjointe FMI/BM s’est rendue en Guinée du 25 avril au 02 mai 2007, suivie d’une autre mission du 05 au 18 juillet, et la toute dernière du 23 septembre au 03 octobre dernier. Celle-ci a abouti à un accord préalable entre la Guinée et le FMI sur un programme triennal qui pourrait être appuyé par la Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et pour la Croissance (FRPC). Ce programme triennal est axé sur notre deuxième Stratégie de réduction de la pauvreté adoptée en août dernier. Il prévoit: la poursuite du renforcement du cadre macro-économique ; la baisse de l’inflation en glissement annuel pour atteindre 15% en fin de cette année, 10% l’année prochaine et 5% à l’horizon 2010 ; le renforcement progressif des avoirs extérieurs nets ; l’augmentation importante des dépenses d’investissement et des dépenses sociales, y compris l’accroissement notable des dépenses du secteur de l’éducation; le renforcement de la gestion des dépenses publiques; et la mise à niveau des opérations financières, du système comptable et du système des contrôles internes de la BCRG. L’obtention d’un programme triennal appuyé par la FRPC et sa mise en œuvre satisfaisante, conduira le pays au point d’achèvement de l’initiative PPTE. Ainsi, il pourra bénéficier d’une réduction d’environ 50% du stock de sa dette estimé aujourd’hui à 3 milliards de Dollars, et la réduction du service courant de cette dette de (190) millions de dollars annuellement à (85) millions de dollars. Ces avantages seront complétés par un appui du FMI de (172) millions de dollars US pendant la durée du programme et la reprise des aides budgétaires bilatérales et multilatérales. Ces retombées financières permettront de renforcer le cadre macroéconomique par la maîtrise de l’inflation et du taux de change ainsi qu’un accroissement significatif de notre capacité d’investissement et une amélioration de nos performances en matière de croissance et de réduction de la pauvreté. Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale, Honorables Représentants du Peuple Mesdames et Messieurs Le projet de Loi de Finances 2008 qui vous sera présenté par le Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan est axé sur l’accroissement des recettes, le redéploiement des dépenses et l’absence de financement banque centrale afin de ne pas compromettre notre objectif de stabilisation macroéconomique. Il se veut être un budget de développement centré sur les priorités définies par notre stratégie de réduction de la pauvreté dont l’axe principal est la relance de la croissance et la réalisation du plein emploi, notamment, en faveur des jeunes. Cela se traduit par un accroissement substantiel des dépenses d’investissement qui concerne aussi bien les secteurs économiques (Travaux publics, agriculture, mines, transports, télécommunications…) que les secteurs sociaux (éducation, santé, jeunesse et emploi). Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale, Honorables Députés Mesdames et Messieurs Les défis à relever par notre agriculture se mesurent à l’immensité de nos potentialités naturelles : les terres fertiles, les nombreux cours d’eau, la pluviométrie abondante. Tous ces atouts ne demandent qu’à être exploiter et mis en valeur par nous-mêmes. J’entends faire de la question de l’autosuffisance alimentaire une des priorités, sinon la plus importante des priorités du gouvernement en matière de politique agricole. Pour tenter d’y répondre, les actions du gouvernement ont porté sur: la validation par le Gouvernement de la Politique Nationale de Développement Agricole (PNDA); le développement de la coopération avec l’Afrique du Sud, la Chine, l’Espagne, la Jamahiriya Arabe Libyenne, le Brésil, le Venezuela; l’élaboration de la stratégie nationale de sécurité alimentaire en relation avec la FAO; la relance et le financement de la filière coton pour la campagne 2007 d’un montant de 9 milliards GNF; le recrutement de nombreux jeunes chercheurs pour la qualification de la recherche ainsi que la remise de tracteurs au district de Mankountang dans la préfecture de Boffa. Au titre du secteur de la pêche Honorables Députés Durant ces six derniers mois d'activités, le secteur de la pêche et de l'aquaculture a occupé une place importante dans les préoccupations du gouvernement. Confronté au problème complexe de la régulation des prix du poisson, il a fallu accroître le volume d'importation tout en constituant un stock mensuel moyen de régulation de 3000 tonnes. Des tentatives de réduction du prix du poisson ont été entreprises mais n'ont pas encore produit les résultats attendus au niveau du consommateur. Cependant, avec les nouvelles dispositions prises, les prix ne tarderont pas à revenir à leur niveau normal. Sur le plan de la contribution à la résorption des problèmes d'emploi, le secteur de la pêche a embarqué près de 1100 marins et 400 observateurs à bord de 119 navires détenteurs de licence. Dans le cadre de la restauration de l'autorité de l'Etat, ce secteur a acquis deux vedettes supplémentaires pour améliorer la qualité de la surveillance des côtes, vedettes équipées de systèmes modernes de communication. Ce qui a contribué à assurer une surveillance quasi permanente des espaces de pêche en mer, d'inspecter 132 navires et d'en arraisonner une dizaine. En matière de recouvrement fiscal, le Ministère, en six mois d'activité, a pu recouvrer 79% de recettes dont il a la charge suite à l’application stricte de la réglementation pour les cas de violation dans le domaine de la pêche. Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale, Honorables Représentants du Peuple Mesdames et Messieurs En raison du poids du secteur minier dans nos exportations et nos recettes budgétaires, j’ai demandé dès ma prise de fonction le réexamen des conventions minières, du Code minier et de l’assainissement du cadastre minier afin que notre pays soit rétabli dans des relations contractuelles équilibrées pour préserver ses droits et ses intérêts. A cet égard, le Gouvernement a fourni d’importants efforts ayant abouti au lancement du processus de révision de la convention de partage de production avec SCS-Corporation et de l’Avenant No.1 à la Convention de Base de CBK. Ce réexamen est en voie d’être finalisé et transmis aux partenaires concernés pour négociation. Par ailleurs, la Convention minière type est élaborée, qui sera soumise au Gouvernement pour approbation courant octobre 2007. Quant au cadastre minier, la première phase d’évaluation est achevée, elle a permis l’identification de 69 permis de recherche en situation d’inactivité chronique qui pourront faire l’objet de résiliation par le Gouvernement. L’adoption d'une nouvelle politique minière et la révision du Code Pétrolier sont en cours. Les structures de contrôle et de suivi des activités des sociétés minières sont mises en place et sont opérationnelles. Les conseils préfectoraux de développement dans les zones minières sont installés et fonctionnent également. A court terme, le gouvernement devrait parvenir, avec l'ensemble des mesures en cours, à relever le niveau des recettes minières qui occupent une place importante dans notre économie. S’agissant du secteur du Commerce et de l'Industrie L’accroissement de la production nationale, la création d’emplois suffisants et décents à travers la création des PME/ PMI et la génération de revenus pour tous, constituent les principaux éléments de la stratégie de promotion du secteur privé. Pour la mise en œuvre de cette stratégie un accent particulier a été mis, en terme d’objectifs à atteindre, sur la sécurité alimentaire, l’emploi des jeunes et la création d’entreprises. Dans cette perspective, un programme global d’importation de riz, de sucre et d’huile a été élaboré et son exécution a commencé par la mise sur le marché de 21 000 tonnes de riz, de 7 500 tonnes de sucre et de 3 000 tonnes d’huile à des prix accessibles à la population. Je suis heureux de constater que pendant ce mois saint de ramadan, le prix de ces denrées de première nécessité n'ont pas connu d'augmentation, bien au contraire, ils ont connu une baisse relative les rendant plus accessibles aux populations. En matière de création d’entreprises, un effort non négligeable a été déployé par la création effective de 74 unités sur une prévision de 45 pour la période allant d’Avril à fin Septembre. Ces nouvelles entreprises ont généré 344 nouveaux emplois permanents. Dans ce cadre, le Gouvernement est décidé à poursuivre les efforts pour assainir davantage le climat des affaires, améliorer l’environnement juridique et judiciaire, le tout dans un cadre macroéconomique restauré et maîtrisé. De la mobilisation des ressources nécessaires au développement des infrastructures et la fourniture des services sociaux de base (eau, électricité, santé, transport) Honorables Députés, je sais que la faiblesse de nos infrastructures publiques de base sont structurelles. Je suis également conscient que les Guinéens sont confrontés depuis plusieurs années à de nombreuses difficultés pour accéder à l’eau potable, aussi bien en milieu urbain que rural, à une irrégularité de fourniture en électricité, à divers problèmes de logements, d’assainissement et de transports. Pour répondre à ces nombreuses difficultés, le Gouvernement de consensus a pris des mesures urgentes, ayant abouti à un arrêt de la dégradation des infrastructures et une reprise timide des services à la population au niveau de certains secteurs. En ce qui concerne le sous secteur de l’eau, le Gouvernement s’est attelé pour la période d’avril à septembre 2007, à accroître les capacités des ouvrages de production, de transport, de stockage et de distribution d’eau potable ainsi que la remise à niveau des installations et des équipements. En effet, plusieurs actions prioritaires ont été programmées et réalisées pendant cette période. Ce sont : - L’Etablissement du bilan d’ouverture de la SEG en tant que société anonyme à participation publique - La décentralisation des bases de données du SNAPE et son installation dans les bases régionales de Mamou, Faranah et Kankan. - L’amélioration de la desserte des zones défavorisées de Conakry financée par le gouvernement français à partir dune aide budgétaire exceptionnelle d’un montant de 1 million d’Euros avec laquelle les réalisations suivantes ont été faites: - Le forage et l’équipement de 6 puits à Kobaya et Kakimbo, pour une production supplémentaire de 15 200 m3 d’eau par jour, ce qui a permis d’améliorer l’alimentation en eau des quartiers de Sonfonia, Yattaya, Kobayah, Lambanyi, Nongo Tady, Ratoma , Taouyah, Kipé, Hamdallaye, Kaporo, Enta Nord, Kissosso, Lambanyi, Gouvernorat Nongo, et Kontéah. - La réhabilitation de la station de reprise de l’aviation ayant permis l’approvisionnement par rationnement des zones hautes de Koloma, Bambéto et Dar ès Salam - L’Approvisionnement en carburant des stations de pompage du stade, Kakimbo, Bassia et Cobayah. - Par ailleurs, Il faut citer la réalisation et l’équipement de 2 forages à Donka sur le fonds de contrepartie canadien et de 10 autres forages à motricité humaine sur subvention de l’UNICEF pour l’amélioration de la desserte des quartiers de Ratoma - La finalisation sur financements de la Coopération japonaise des études des travaux de doublement de la conduite d’eau brute sur 7,8 Km et le raccordement aux conduites existantes Dans le domaine de l’Hydraulique villageoise, 223 forages équipés de pompes manuelles et 6 mini-AEP solaires ont été réalisés et mis en service depuis avril 2007 dans les quatre régions naturelles du pays Au titre de la mobilisation de financement extérieur dans le domaine de l’Hydraulique urbaine, le gouvernement a procédé à : - La soumission d’une requête de financement auprès du Fonds Saoudien de développement pour la réalisation de 185 forages et 8 systèmes d’AEP dans les préfectures de Dinguiraye et Tougué pour un montant de 5 990 000 Dollars - La finalisation des négociations et à la signature en juillet 2007 d’un accord de don d’un montant de 980 000 dollars avec l’USAID pour la réduction des pertes commerciales et techniques dans le réseau d'eau potable dans la commune de Matam. - L’évaluation, en juillet 2007 avec la JICA de la phase 2 du projet de construction de la 3ème station de traitement d’eau brute, pour la fourniture de 450 litres par seconde, ainsi que la fourniture et la pose de 3,5 Km de conduite d’eau traitée entre ENTA et Simbaya pour un montant de 650 millions Yens. Dans les prochains mois ce projet rentrera dans sa phase de réalisation. - La soumission en juillet 2007 à la BAD d’une requête de financement pour le 4ème projet eau dont une des composantes principales porte sur l’identification et l’équipement d’une nouvelle source d’eau pour la desserte de la ville de Conakry jusqu’à l’horizon 2025. Dans le domaine de l’intégration régionale, d’intenses activités ont été poursuivies par le Gouvernement dans le cadre des organisations fluviales sous régionales que sont l’ABN, l’OMVG, l’OMVS. Elles ont permis: - La mobilisation d’une subvention de 9 000 000 Dollars pour le financement du programme de développement des ressources en eau et de gestion durable des écosystèmes du bassin. Celle-ci permettra entre autres la finalisation en 2008 et 2009 des études d’exécution technique et financière de l’aménagement du barrage à buts multiples de FOMI La mobilisation d’un autre financement de 2 millions Dollars de l’UE devant couvrir les études d’impact environnemental et social de l’aménagement de FOMI. - L’achèvement de l’étude pour l’intégration de Kaléta au programme énergétique de l’OMVG, dont l’adoption par les états membres permettra de démarrer les travaux de réalisation de cet important projet sous régional Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale, Honorables Représentants du Peuple Mesdames et Messieurs S’agissant du sous secteur électrique, le Gouvernement a entrepris et réalisé totalement ou partiellement pendant la période les actions suivantes : - L’élaboration de la Lettre de Politique de Développement du Secteur de l’Energie pour la définition d’une stratégie de développement à long terme de ce secteur - L’étude tarifaire dont l’objectif est la formulation d’une nouvelle politique tarifaire comprenant des règles explicites de fixation des tarifs et de révision périodique, de manière à permettre au service public EDG de dégager les ressources financières suffisantes pour assurer son autonomie de fonctionnement, sans pour autant occulter la mise en adéquation de ces tarifs avec les revenus du guinéen moyen. - La finalisation des termes de référence de l’étude stratégique pour la définition du cadre institutionnel et réglementaire ainsi que celle des études diagnostiques des moyens de production et des réseaux de transport et de distribution de l'énergie. Il en va de même des travaux de réhabilitation de 2 groupes de Tombo III et la réparation du Groupe 53 G ainsi que le remplacement de 28 transformateurs grillés et de 30 transformateurs surchargés - La mise à niveau du réseau de distribution ainsi que l’installation de plus de 400 luminaires solaires sur l’autoroute Matoto-Aéroport, et la réhabilitation du poste source de Kipé et celle provisoire du poste source de Manéah - La mise en place d’un crédit revolving par la BNP Paribas de 20 millions d’Euros sur une enveloppe globale de 150 millions d’Euros pour l’achat de carburant, de pièces de rechange et de matériels et équipements de distribution. Par le biais de cet instrument, 16 000 tonnes de fioul ont été déjà livrées à EDG. Ce mécanisme de crédit permet à EDG d'assurer une sécurité d'approvisionnement de ses groupes. - L’effet conjugué de toutes ces actions a conduit à une amélioration du taux de la desserte électrique qui est passé de 9 heures à fin février 2007 à 18 heures à fin septembre 2007. Ce programme se poursuivra et s’achèvera début janvier 2008 pour permettre entre autres une meilleure diffusion des importants événements prévus pour 2008. - Le démarrage des travaux d’alimentation en électricité de la ville de Siguiri à partir de la SAG a eu lieu. Ce projet permettra la construction d’une ligne de 33 Km en 30 KV et 2 postes sources. Les travaux prendront fin en janvier 2008 Mesdames et Messieurs, vous n'êtes pas sans savoir que le développement des infrastructures requiert des capitaux importants. A ce niveau nous avons d'énormes difficultés, a cause de la faible capacité d'absorption des capitaux par notre économie. Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale, Honorables Représentants du Peuple Mesdames et Messieurs Malgré les progrès significatifs accomplis durant les 20 dernières années dans la construction d’infrastructures de santé qui ont permis d’améliorer le taux de couverture sanitaire de notre pays, des contraintes importantes persistent au niveau du système. Elles portent essentiellement sur la faible qualité des soins, l’insuffisance d’équipements adéquats et de personnel qualifié, le manque de personnel soignant en milieu rural et le sureffectif de médecins dans les hôpitaux, notamment à Conakry. Pour lever ces contraintes, le Gouvernement a déployé dans la période d’avril à septembre 2007, d’importants efforts, notamment la restructuration des coordinations des programmes financés par le fonds Mondial (VIH/SIDA, Paludisme, Tuberculose) en vue d’impulser une nouvelle dynamique à la lutte contre ces maladies. Cette restructuration a fait bénéficier à notre pays 46 millions de Dollars auparavant bloqués par le Fonds Mondial. Le Gouvernement a également organisé pendant la période un forum pour les mutuelles de santé et des réunions de plaidoyer auprès des partenaires que sont l’OMS, l’UNICEF, et l’UNFPA. Le Gouvernement a en outre accompli le traitement médical de 6200 personnes vivant avec le VIH ; la distribution de 365000 moustiquaires imprégnées d’insecticides à longue durée d’action ; la réhabilitation des services d’urgence de l’hôpital national Donka ; la réception des équipements médicaux commandés suite aux mouvements sociaux de Janvier et février par l’intermédiaire de l’UNICEF et l’OMS ; l’organisation des campagnes de vaccination qui ont permis de ramener au seuil 0 le nombre de cas de poliomyélite ; la prise en charge gratuite des cas de choléra dans toutes les préfectures qui ont enregistré cette maladie; la gratuité des césariennes; l’installation de 12 appareils de radiographies conventionnelles, de 11 échographes dans 9 préfectures et dans les CMC de Matam et Ratoma ; l’acquisition de 12 ambulances et de 9 appareils d’anesthésie pour les structures hospitalières de Conakry ; l’acquisition de 6 véhicules pour les préfectures de Boké, Kankan , Pita, Dinguiraye et les régions de Boké et Kindia, sans oublier les Audits techniques et financiers qui ont été réalisés dans les structures de la zone APNDS. Parlant du VIH/SIDA, je voudrais attirer votre attention sur le fait que parmi les facteurs qui favorisent sa propagation en Guinée, on retrouve au premier plan la pauvreté persistante ainsi que ses corollaires qui sont: le faible pouvoir économique des ménages et l’insécurité alimentaire, les taux de mortalité et de morbidité élevés, la faible scolarisation, l’analphabétisme élevé, la discrimination entre les sexes, la résistance au changement de comportement et l’insuffisance des ressources consacrées au développement, y compris la lutte contre le SIDA. Compte tenu du lien existant entre le VIH/SIDA et le développement, mon gouvernement a fait de la lutte contre le VIH/SIDA une priorité. L’option de la multisectorialité dans la lutte contre cette pandémie, voulue par tous les partenaires au développement sera poursuivie et renforcée par le gouvernement de consensus. A cet égard, je sollicite l’appui de toutes les institutions nationales et internationales pour un partenariat renforcé en vue d’endiguer cette pandémie. S’agissant du secteur des Affaires Sociales, de la Condition Féminine et de l’Enfance, l’essentiel des actions réalisées a porté sur la sensibilisation et le dialogue en partenariat avec les ONGs et d’autres intervenants en faveur des couches vulnérables que sont les femmes, les enfants et les personnes âgées Au titre des activités du Ministère, on peut noter: la construction d’un centre Pilote Régional d’appui aux activités économiques des femmes à Kindia; finalisation de l’étude diagnostique sur la mendicité en Guinée; la poursuite du programme de réinsertion socioprofessionnelle des mendiants et de personnes handicapées dans leurs villages d’origine; la formation d'éducatrices et de maîtres pré scolaires. Des efforts considérables ont été consentis pour la promotion des activités féminines, notamment des centres d'appui à l'auto promotion féminine. Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale, Honorables Représentants du Peuple Mesdames et Messieurs En plus des investissements réalisés dans le secteur de l’eau, et de l’électricité, le Gouvernement a déployé d’avril à septembre 2007 un grand effort au niveau du secteur des travaux publics dans le cadre de l’amélioration du réseau routier guinéen. D'importantes réalisations ont été enregistrées tant dans la capitale que dans les chefs lieux de régions. A cet égard, le bitumage de la voie 2X2 Pont du 8 novembre-Aéroport Gbessia est pratiquement achevé, et celui du tronçon Cimenterie - Kagbèlen est également terminé. En outre, le surfaçage des routes de la capitale a été fait ; 475 Km de routes en terre ont été entretenus en Guinée Forestière, 130 Km en Basse Guinée et 130 Km en Moyenne Guinée. A cela, il faut ajouter l’entretien de la route Mamou-Kouroussa long de 311 Km et celui en cours de 5 ponts respectivement à Forécariah, Killy, Linsan, Yassafé et Sangalabadou. Par ailleurs, le Gouvernement a entrepris des campagnes de sensibilisation des populations de la préfecture de Coyah sur la préservation et le respect du foncier public. Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale, Honorables Représentants du Peuple Mesdames et Messieurs Depuis la faillite de la Société générale des transports en Guinée (SOGETRAG) au début des années 90, aucun autre service public de transport n’a été créé tant pour le transport urbain que pour l’interurbain. A Conakry, l’essentiel du transport collectif est assuré par les taxis et minibus en nombre insuffisant, rendant pénible le déplacement des citoyens. Pour faire Face cette situation , Le Gouvernement a négocié, obtenu et signé un accord de prêt d’un montant de 8,514 millions de Dollars le 27 août 2007 auprès des la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO pour l’acquisition et l’exploitation de 100 bus. Le contrat de fourniture de ces bus a été signé le 2 octobre avec la société indienne ANGELIQUE INTERNATIONAL et leur livraison est prévue avant la fin décembre 2007. Des négociations sont envisagées pour l’implantation d’une chaîne de montage de bus dans le cadre de la résolution de ces problèmes de transport En outre, le Gouvernement s’est investi dans ce domaine à la mise en œuvre d’un programme d’amélioration de circulation routière, et à court terme de la signalisation routière. La sécurité routière sera renforcée par l'amélioration de la visite technique et le développement de campagnes de prévention. Au titre des transports maritimes, il faut noter que les bailleurs de fonds KFW, AFD, BEI ont marqué leur accord de principe de revenir dans le financement du 3ème projet portuaire à condition que nous ayons le programme avec le FMI. et la Banque mondiale. Des efforts ont été également déployés dans le renforcement de la sécurité et de la sûreté des installations portuaires et aériennes ainsi que dans celui des capacités des entreprises. D’autres mesures et non des moindres ont été engagées par le Gouvernement dans le secteur, dont entre autres les études pour l’extension et la modernisation de l’aérogare internationale de Conakry, le plan d’urgence de l’aéroport ainsi que la réduction des coûts de transport et la promotion de la destination Guinée. Dans le domaine de la météorologie, les 10 stations préfectorales situées en Guinée dans le bassin du fleuve Sénégal ont été renouvelées. De la promotion du dialogue politique et social ainsi que l'application des accords avec les partis politiques en vue d'un déroulement correct et transparent du processus électoral Dans ce domaine qui revêt une importance cardinale pour la stabilité politique et sociale, mais aussi pour la relance véritable du processus de démocratisation, des étapes importantes sont déjà accomplies. Parmi celles-ci, je voudrais mentionner l'adoption, par votre auguste assemblée, de quatre lois décisives portant respectivement sur la création de la CENI, le statut de l'opposition, les modalités de financement des partis politiques et les amendements des dispositions du code électoral. Grâce à la mise en place et au parfait fonctionnement d'un cadre permanent de concertation avec les partis politiques, les syndicats et la société civile, je peux affirmer que le dialogue politique et social est désormais réhabilité en Guinée. Toutes les questions y sont abordées avec régularité, responsabilité, sérénité et sens patriotique élevé. Par ailleurs, le Ministère de la Fonction Publique et de l'Emploi s'est investi dans l'amélioration et l'apaisement du climat de travail, notamment par la systématisation de la méthode anticipative, de la concertation, de l'arbitrage et de la négociation dans le traitement des conflits sociaux occurrents. Je voudrais saisir la présente occasion que m'offre ma rencontre avec les élus du Peuple pour exprimer, au nom de Son Excellence Monsieur le Président de la République, le Général Lansana CONTE, au nom du gouvernement et en mon nom propre, les sincères remerciement et mes vifs encouragements à tous les interlocuteurs de ce dialogue politique et social, pour la qualité de leur engagement et pour leur sagesse. Ainsi, la préparation des élections avance à un rythme satisfaisant. Les Partis politiques ont tous désigné leurs représentants au sein de la Commission Electorale Nationale Indépendante – CENI - qui sera instituée incessamment par Monsieur le Président de la République. Les équipements techniques nécessaires à la gestion des préalables et à la tenue des élections sont tous commandés .(…) »

 

 

 

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